Yannick N’TUMBA : « je suis une offrande des prières de ma mère à Dieu ».

« Eduquer une femme, c’est éduquer toute une Nation », dit-on. Quelle qu’elle soit, la femme joue un rôle primordial dans l’éducation des enfants. Grâce à sa mère qui voulait qu’il serve Dieu, Yannick N’TUMBA est devenu une bénédiction pour le peuple de Dieu. Artiste musicien, Pasteur de l’Eglise Métanoia et opérateur culturel, Yannick N’TUMBA, fils de Papa NDAYA KALONJI, s’est livré au jeu de questions-réponses de Florilège Magazine dans une interview dont la teneur est dans les lignes qui suivent.

Florilège Magazine (FM) : Quand est-ce que vous avez commencé avec la musique ?

Yannick N’TUMBA (YN) : J’ai commencé ma carrière musicale en observant un ainé, le Frère Thomas LOKOFE lorsqu’il il chantait au sein de la Communauté Cité Béthel. J’ai aimé ce qu’il faisait, quoi qu’à distance. Puis, j’ai été initié par lui dans le premier groupe junior en 1994. Je me suis ensuite perfectionné jusqu’en 1999. Après cette période, j’ai évolué dans le groupe Soleil de la Grâce pendant une année et demie, avant d’intégrer le groupe Etoile de  Louange, toujours à Cité Béthel. C’est à partir de 2012 que j’ai commencé à prendre de l’élan dans la musique. Il était donc grand temps que je puisse m’engager résolument et voler de mes propres ailes.

FM: À vous entendre parler, cela laisse entrevoir que la musique a été une passion pour vous ?

YN: Non seulement que la musique est pour moi une passion, mais aussi et surtout une vocation et un don. En fait, je dois dire que tout est parti de ma mère qui voulait que je puisse servir Dieu. C’est pourquoi je dis que « je suis donc une offrande des prières de ma mère à Dieu ».

FM : Quelles sont les difficultés que vous rencontrer dans ce que vous faites ?

YN : Oh ! Les difficultés ne manquent pas dans toute carrière. Je dirai que les difficultés sont d’ordre matériel et financier. Mais il ne faut pas oublier que la Bible déclare dans le livre de Juges : « …Va avec la force que tu as… ». Cette parole de la Bible me donne toujours de l’espérance dans l’œuvre de Dieu. C’est que je demande également aux autres serviteurs de Dieu.

FM : Comment conciliez-vous votre travail de Pasteur et de musicien ?

YN: Etre Pasteur et musicien, c’est servir Dieu. N’oubliez pas qu’en tant que Pasteur, je suis conducteur des troupeaux de Dieu. Et pour cela, j’essaie de m’organiser tant bien que mal pour répondre à toutes les sollicitations de l’œuvre de l’Eternel.

FM : Avez-vous des modèles dans votre travail ?

YN : Il faut dire que j’ai du respect pour tous les serviteurs de Dieu et les musiciens chrétiens. Mais je dois vous avouer que les Frères Thomas LOKOFE et Jason NELSON des Etats-Unis m’ont beaucoup inspiré. Je les considère donc comme des modèles pour moi.

FM : Vous avez dit tantôt que vous êtes passé par le Groupe du Pasteur Moïse MBIYE Etoile de  Louange. Qu’est-ce qui a occasionné votre séparation ?

YN : Je l’ai tantôt qu’à un moment donné, le fils doit prendre son envol. Je considère qu’après avoir passé un bon moment d’apprentissage avec le Pasteur MBIYE, il était grand temps pour moi de voler de mes propres ailes. Mais je dois aussi l’avouer qu’après un changement de configuration intervenu à une certaine époque a fait que je puisse quitter le groupe, mais pas dans un mauvais sens. Il y a de ceux qui sont appelés à grandir dans la communauté, et ceux qui sont appelés à grandir dans la solitude. C’est une question de convenance. Une autre chose qu’il faut savoir est que le Chrétien a parfois du mal à gérer la fraternité. Mais nous faisons en sorte que même lorsqu’il y a séparation, tout aille au mieux.

FM : Parmi vos albums, lequel vous a beaucoup marqué ?

YN : (Sourire) Tous les albums que j’ai déjà produits sont bons pour la gloire et l’édification du peuple de Dieu. Mais je peux dire que l’album « Gratitude » n’a jamais baissé de succès. Dans cet album, j’ai raconté ce que Dieu a fait pour moi. C’est ainsi que les chrétiens l’aiment beaucoup, j’espère bien. C’est une sorte de témoignage vivant. Toutefois, l’album « Impact » que j’ai travaillé depuis 2012, sorti en 2016, qui contient 11 titres parle de l’impact du nom de Jésus-Christ dans la vie de l’homme est aussi un album de qualité. La sortie officielle avec la vente des supports est prévue pour le mois de mars 2017. Mais il est déjà disponible en RDC, en Angola, en Afrique du Sud, en Europe et aux Etats-Unis, et même en Australie.

FM : Quelles sont vos ambitions avec la musique ?

YN : Les ambitions sont énormes. Je voudrai atteindre, par la grâce de Dieu, le monde anglophone pour représenter mon pays dans le domaine du gospel. C’est une façon pour moi d’élargir mes horizons. Je prie donc Dieu pour que je puisse atteindre cet objectif.

FM : Quel est le message que vous adressez au peuple de Dieu et à ceux qui veulent chanter comme vous?

YN : Chacun de nous sait comment travailler pour atteindre son objectif. Mais il faut toujours associer les autres pour des conseils, car personne n’est déjà arriver et ne peut évoluer en vase clos. Chacun de nous a des lacunes qui peuvent être comblées par l’appui des autres. J’ai personnellement des conseillers, des managers qui m’aident à évoluer, tout en priant Dieu de me donner l’esprit d’humilité et de tolérance. C’est ce que je conseille aussi aux autres, surtout à la jeunesse montante, particulièrement aux filles.

Propos recueillis par Erudit LELO

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