WWF/RDC, s’investir pour la défense et la protection de la nature

Le Fonds Mondial pour la Nature (World Wide Fund en anglais « WWF ») est une organisation non gouvernementale internationale (ONGI) créé en 1961 par les Biologistes britanniques Julian HUXLEY, Peter MARKHAM SCOTT, Guy MOUNTFORT et Max NICHOLSON. Il est dédié à la protection de l’environnement et s’est fortement impliqué en faveur du développement durable. Il constitue l’une des plus importantes ONG environnementalistes du monde avec plus de cinq millions de soutiens à travers le monde, travaillant dans plus de 100 pays et supportant environ 1.300 projets environnementaux.

Cette fondation privée a pour but la protection de la faune et ses habitats, de la nature en général. Son réseau international est présent dans 100 pays proposant 12.000 programmes de protection de la nature et bénéficie du soutien de plus 5 millions d’adhérents. Sur le plan financier, WWF disposait d’un budget de 447 millions d’€ en 2008 apporté à 57% par des particuliers. Ses ressources financières proviennent pour l’essentiel de ses adhérents, d’activités commerciales de promotion (magazines et d’objets fétiches), de subventions gouvernementales, des partenariats avec les entreprises qui s’engagent résolument dans la protection de l’environnement, la dotation du WWF mondial. En 2013, avec un budget de 654 millions d’€, le WWF tirait 56% de ses ressources des particuliers, 17% du secteur public (Banque mondiale, ONU, USAID, EUROPAID, DFID et AFD) et 10% d’entreprises privées (Coca-Cola, H&M, IKEA, HSBC, LAFARGE, NOKIA).

Les activités du WWF sont multiples. Il surveille l’application de la réglementation internationale et nationale et fait l’étude scientifique pour diagnostic ou proposition. Le WWF procède à la restauration d’espaces naturels dégradés, la formation ou l’éducation ou encore la sensibilisation de tout public de tout âge à l’environnement (biodiversité, réchauffement climatique, espaces menacés, pollution, exploitation industrielle de la faune et de la flore au-delà du raisonnable : développement durable, attitude éco-citoyenne, bois et forêt, mer et océan, eau douce, emprunte écologique).

Le WWF en République Démocratique du Congo (RDC)

La RDC regorge une biodiversité sans pareille. Sa forêt, second massif forestier du monde après l’Amazonie avec plus de 155 millions d’hectares, est l’un des poumons sur lequel compte l’humanité face aux changements climatiques. Raison de plus pour le WWF de s’installer en République Démocratique du Congo (RDC) depuis 2004 pour mener ses activités de protection de la biodiversité. WWF s’est investi dans la protection des forêts et pour une agriculture durable en faveur des populations et la nature. Il protège les valeurs biologiques pour un avenir commun, promeut l’accès à des sources d’énergies durables et appui la gouvernance décentralisée. La protection des aires protégées et des réserves naturelles demeurent une des priorités pour le WWF en RDC. Parmi ces sites, on trouve les parcs des Virunga et Salonga, les réserves de Luki, Mont Hoyo, Itombwe, Tumba-Ledima et la réserve naturelle du Triangle de Ngiri.

Le WWF et la REDD+ en RDC

Le changement climatique à travers la planète a poussé la communauté internationale à développer des mécanismes devant permettre la protection de ses effets néfastes. Parmi ces mécanismes figure la REDD+, Réduction des Emissions dues à la Déforestation et à la Dégradation des forêts.

Il convient de savoir que 20% des émissions de gaz à effet de serre proviennent de la déforestation et de la dégradation des forêts. D’où l’intérêt du programme REDD+ en RDC. Dans cette optique, le WWF a joué un rôle de premier plan dans le développement du programme de réduction des émissions dans le Mai-Ndombe depuis 2010 et la mise en œuvre du plus grand programme juridictionnel REDD+ lancé dans la même partie du pays en 2015. Une initiative servant de modèle pour la mise en place de l’économie verte dans le Bassin du Congo.

« Projet REDD for people and nature de WWF »

A ce sujet, le Chef du « Projet REDD for people and nature de WWF », Flory BOTAMBA, a indiqué que l’idéal dans ce processus est d’arriver à l’économie verte, par opposition à l’ancien modèle économique demandant plus d’investissements dont les moyens font souvent défaut. Avec les ressources naturelles dont on dispose, il est opportun d’encourager les différents pays à se lancer vers un modèle de développement vert mettant aux prises les éco-activités et éco-jobs pour une émergence et des nouvelles richesses pour l’amélioration des conditions de vie des populations et communautés locales et peuples autochtones. Ce qui permettra également au gouvernement d’avoir des opportunités des ressources financières pour le développement du pays.

La Conférence des Ecosystèmes des Forêts Denses et Humides d’Afrique Centrale (CEFDHAC) et la Commission Ministérielle des Forêts d’Afrique Centrale (COMIFAC) ont proposé des plans pour mettre en place dans le Bassin du Congo des activités pour uniformiser les politiques forestières et une meilleure politique de gestion des forêts. La RDC a montré une bonne volonté pour aller dans le sens du développement vers avec une déclaration de haut niveau et l’exemple palpable est donc celui de Maï-Ndombe où le processus est pratiqué.

S’agissant des retombées pour les communautés locales qui doivent à cet effet tirer le maximum de bénéfices des activités forestières, Flory BOTAMBA a indiqué la présence des entités locales de gouvernance dans chaque terroir en marge de la décentralisation en collaborant avec les communautés pour une meilleure gestion des ressources de leur terroir. D’où le développement du paiement des services environnementaux permettant aux communautés d’avoir un paiement basé sur les efforts consentis. La protection des sites est également source de revenu pour ces mêmes communautés.

Le Chef du « Projet REDD for people and nature de WWF » a souligné que le Maï-Ndombe détient beaucoup d’espèces de la faune et de la flore qu’il faut protéger. C’est ainsi qu’une attention particulière est portée sur cette partie du pays pour s’assurer d’une gestion durable des ces ressources naturelles et qu’elle ne subisse pas le même sort que le Mayombe, qui au jour d’aujourd’hui, ne contient presque plus de biodiversité. La collaboration avec les exploitants forestiers est également de mise pour les encourager d’aller vers une exploitation durable de la forêt par le respect des normes prescrites par le gouvernement congolais dans le cadre de la revue légale de la conversion des anciens titres forestiers en contrat de concession forestière pour une meilleure gestion de la forêt. Et le WWF apporte beaucoup d’appuis dans le cadre de ce processus aux communautés locales, a conclu Flory BOTAMBA.

Il convient de souligner que Flory BOTAMBA a eu une passion depuis des longues dates pour la nature, et ce depuis l’enfance.

Ferha NTUMBA

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