WILPF, les femmes au service de la paix et de la sécurité

Première association des femmes qui militent pour la paix et la sécurité, créée depuis 1915, Women’s International League for Peace and Freedom (WILPF) est partie des Etats-Unis avec son initiatrice Jean ADAMS, puis en Hollande avant de migrer en Afrique, plus particulièrement en RDC depuis bientôt 10 ans. En République Démocratique du Congo, cette association existe depuis 2007 introduite par Annie MATUNDU BAMBI, alors que le pays traversait une période de conflits. Cette structure s’est fixée plusieurs objectifs tels que la lutte contre les discriminations, la lutte contre les violences basées sur le genre, la promotion des résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU, et autres.

Pour Madame MATUNDU BAMBI, présidente de WILPF, les actions de leur ligue sont plus axées sur la mise sur pieds du plan d’action national de la résolution 1325 des Nations Unies ; celle-ci se résume autour de trois mots à savoir la participation, la prévention ou la protection et la promotion et quelques 18 articles divisés en 5 composantes qui sont les questions liées au genre, à l’autonomisation, au désarmement et à la réinsertion.

D’après la n°1 de WILPF /DRC, la participation de la femme doit soit se faire dans tous les domaines de la vie. La ligue des femmes prône la relance et la réinsertion, ce qui explique la présence des jeunes filles en son sein. Elles sont organisées et travaillent sous l’encadrement de WILPF. A l’occasion des ateliers, les jeunes WILPF font des décentes dans les écoles afin d’échanger avec d’autres jeunes sur les questions qui les concernent.

L’un des thèmes traités dernièrement a été axé sur le mariage précoce. L’Association travaille en étroite collaboration avec le Ministère du Genre, Famille et Enfants ainsi qu’avec tant d’autres organismes internationaux.

A propos de la situation de la femme en RDC, Annie MATUNDU estime qu’à ce jour, il y’a une légère amélioration suite à la promulgation par le Chef de l’Etat en 2015, de la Loi portant représentativité de la femme dans les institutions de la république.   Cependant, le mécanisme de suivi pose problème.

S’agissant du thème de la journée de cette année « les femmes dans un monde du travail en évolution : une planète 50/50 d’ici 2030 », la Présidente de WILPF/RDC nous a confié qu’il est irréaliste dans la mesure où il existe des grands écarts qui se sont créés entre les hommes et les femmes au niveau de l’éducation. Pendant que le garçon allait en cours, la fille elle devait être à la cuisine. Ainsi donc, pour atteindre cette parité dans le monde de travail, il faudrait combler cet écart. Chose qui rend ce timing irréel.

Les financements du WILPF proviennent des cotisations de ses membres, des dons et des retombées de projets qu’elles initient, a indiqué Madame MATUNDU. Après avoir travaillée pour l’élaboration de plusieurs plaidoyers au niveau régional et sous régional, comme consultante en genre et après avoir partagée son expertise de plus de 20 ans dans la société civile, c’est ne serait pas de refus de changer le fusil d’épaule, c’est à dire qu’elle aspire a faire de la politique afin d’apporter sa petite contribution pour le développement de notre pays.

Du reste, signalons le Women’s International League for Peace and Freedom (WILPF) a tenu une réunion ce mercredi 22 mars 2017 avec ses membres enfin d’évaluer le travail réalisé tout au long de ce mois de mars.

Ferha NTUMBA

 

Please follow and like us:
0

?>