Une nouvelle carte nationale de la biomasse forestière pour la RDC

L’évaluation et la quantification des émissions nationales de carbone provenant de la déforestation et de la dégradation des forêts nécessitent des estimations précises et détaillées de la biomasse contenue dans la végétation arborée du pays, tout en tenant compte des différents types de forêts. Ce qui a conduit le projet « Carbon Map and Model (CM&M) » exécuté par le WWF en collaboration avec le gouvernement de la RDC et ses partenaires, de réaliser la première carte nationale de la biomasse forestière du pays par télédétection LIDAR aéroporté, et cela, grâce à l’appui de l’initiative internationale pour le climat du Ministère fédéral allemand de l’environnement, de la protection de la nature, de la construction et de la Sureté nucléaire (BMUB) et la banque de développement KFW.

La cérémonie de remise de cette carte a eu lieu le mercredi 24 mai 2017 dans les installations du WWF/RDC, entre Elvis TSHIBASU MUANZA, Directeur national de WWF et le Directeur de Département de l’Inventaire et de l’Aménagement Forestier (DIAF).

Pour Elvis TSHIBASU MUANZA, ces données constituent une richesse, qui est le fruit d’un long partenariat gagnant-gagnant entre le WWF et le gouvernement congolais à travers le ministère de l’environnement. Pour lui, la bonne gestion des ressources naturelles passe avant tout par la maîtrise et la connaissance de ces ressources naturelles. Ces informations sont comme une mine d’or qui ne doit pas être accessible par la génération présente, mais aussi par les générations futures, a-t-il insisté.

Le Directeur de la DIAF, Sébastien MALELE, a noté que ce travail auquel sa direction a contribué a effectivement produit du fruit, avant d’ajouter que sans une meilleure connaissance des ressources, il est difficile d’atteindre l’objectif de valorisation de ces dernières et ainsi tirer le maximum de retombées liées à ces ressources.

La réalisation de cette carte nationale de la biomasse forestière vient ainsi préciser pour chaque hectare de foret, les quantités de carbone stocké et par le fait même, appuyer les efforts nationaux de surveillance de la couverture forestière tout en facilitant les évaluations des émissions annuelles de carbone provenant de la déforestation nécessaire au payement éventuel de la REDD+. Cette technique a permis d’évaluer quantitativement le taux de carbone forestier dans l’ensemble des forets du pays et plus particulièrement celles de la province de Maï-Ndombe où le premier programme de réduction d’émissions en Afrique a été accepté. Ce programme contribuera à la fois aux efforts contre les changements climatiques, la réduction de la pauvreté et le développement durable.

Ferha Ntumba

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