Si le myome est connu, l’endométriose demeure encore un mystère à travers le monde

De nombreuses femmes aujourd’hui sont touchées par le fibrome autrement dit myome. Elles sont presque 50 % à subir la myomectomie (cet acte chirurgical par lequel on procède à l’ablation du fibrome) pour enfin bénéficier de bienfaits de la maternité car les myomes sont plus fréquents entre 30 et 50 ans notamment chez les femmes n’ayant jamais eu d’enfants. Dans cette fourchette d’âge, la probabilité d’avoir des myomes utérins augmente fortement. Quant à leurs causes, elles ne sont pas encore tout à fait déterminées. Cependant, les spécialistes évoquent entre autres les troubles hormonaux notamment l’augmentation du taux d’œstrogènes, la prédominance familiale qui laissent penser à des causes génétiques ainsi que des facteurs extérieurs comme les rayonnements radioactifs etc…

Nous faisons un tour d’horizon de ces deux maladies l’une plus connue et l’autre entendez l’endométriose, cette maladie qui donne du fil à retordre aux médecins. Les deux maux constituent évidemment des véritables problèmes de santé publique.

 Selon corpus médical, une revue médicale de la faculté de Médecine de Grenoble, les fibromes correspondent à une prolifération d’éléments fibreux conjonctifs et de tissu musculaire lisse disposés en tourbillons qui s’associent en des proportions variables. Ils peuvent grossir énormément. Au début de leur développement, ils passent inaperçus car ils ne provoquent aucun symptômes. Mais au fur et à mesure de leur croissance, les signes de plus en plus gênants se manifestent : des règles très abondantes voire hémorragiques, des contractions douloureuses, troubles urinaires ou intestinaux dus à la compression exercée par le fibrome sur la vessie ou les intestins.

Et parfois, le myome est la cause de fausses couches ou de troubles de la fertilité du fait de sa taille ou des saignements qu’il occasionne. Et bien souvent, la femme qui en souffre a l’impression d’être enceinte de plusieurs mois. Comme vous pouvez vous en rendre compte, le myome peut donner lieu à ces genres de complications mais «  c’est dans seulement 0,1 % de cas, de rare cas donc, qu’un myome devient malin. »

Pour diagnostiquer ce mal, l’échographie pelvienne est le maître examen. Elle permet la localisation des myomes et leur taille. L’autre examen para-clinique, c’est l’examen par ultrasons, l’exploration de l’utérus pour exclure d’autres tumeurs, malformations de l’utérus, une grossesse ou une tumeur maligne par analyse d’échantillons tissulaires. Toutefois, un myome peut être soupçonné lors d’un examen gynécologique de routine ou par anamnèse avec la prise en compte des symptômes de la patiente.

Plusieurs traitements sont proposés par les médecins selon le cas.

Médicamenteux qui est un traitement hormonal. Il permet parfois la résorption du myome. Un traitement hormonal combiné peut s’avérer utile pour obtenir une régression du myome et pour préparer à une intervention chirurgicale ultérieure. A côté, il y a l’ablation chirurgicale du myome par incision abdominale au-dessus du vagin ou par laparoscopie (avec exploration abdominale concomitante).

A cela, il faut ajouter l’ablation de tout l’utérus (hystérectomie) par le vagin ou par laparoscopie (incision abdominale). L’embolisation qui consiste en l’obturation des vaisseaux irrigant le myome sous anesthésie locale permet aussi de faire rétrécir le myome.

La prévention des myomes passe par le maintien d’un poids de forme et l’exercice physique. Ainsi, les femmes non carencées en vitamine D auraient, selon des études, moins de risque de développer des myomes utérins. Il est donc essentiel de faire du sport à l’extérieur pour bénéficier des vertus du soleil.

L’endométriose ?

Le site Doctissimo précise que son mystère réside dans le fait que la plupart de femmes qui en souffrent attendent 6 à 10 ans avant un bon diagnostic. Une femme sur 10 en âge de procréer en souffre. Personnellement, j’ai une tante qui en souffre et qui connaît sa situation, certes après plusieurs années d’errances diagnostiques. C’est donc une maladie gynécologique rare dans laquelle l’endomètre autrement dit le tissu utérin colonise d’autres organes, à proximité ou à distance de l’utérus. Selon un article dédié à la maladie dans le journal des femmes, l’endomètre (le tissu qui tapisse l’utérus) sous l’effet des hormones (œstrogènes) s’épaissit au cours du cycle en vue d’une potentielle grossesse. Et s’il n’y a pas fécondation, il se désagrège et saigne sous forme de règles. Pour ce qui est de femmes souffrant d’endométriose, des cellules vont remonter et migrer par les trompes. Le tissu semblable qui se développe hors de l’utérus provoque alors des lésions et des kystes ovariens dans les organes colonisés. Cette colonisation, si elle a principalement lieu sur les organes génitaux et peut s’étendre aux appareils urinaire, digestif et plus rarement pulmonaire.

Elle se manifeste par de violentes douleurs pelviennes, crampe, fatigue, des règles abondantes et peut même entraîner une infertilité. Bien souvent, la maladie est asymptomatique. Ce qui ne facilite pas l’établissement du diagnostic. Elle est une maladie complexe, elle revêt différentes formes à différents endroits selon différentes proportions d’une femme à une autre.

Quant à son origine, plusieurs théories rivalisent allant de la légende de la maladie des femmes riches, érudites et blanches à la transplantation de cellules endométriales soit par les trompes ou suite à un acte chirurgical gynécologique ( laparotomie, césarienne, épisiotomie) en passant par la transformation d’un tissu normal en un tissu anormal. Dans ce cas, le tissu péritonéal se transformerait en tissu endométriosique soit spontanément soit à cause de facteurs hormonaux.

Concernant, la première thèse, elle serait fausse. Il est évident que les femmes européennes sont plus diagnostiquées que les femmes africaines par exemple. La raison est certainement liée à la différence des conditions de vie économiques et culturelles. Les rares femmes africaines diagnostiquées ont dû faire preuve de perspicacité et de clairvoyance pour ne pas tomber dans les clichés du genre sorcellerie. Ma tante en est d’ailleurs une illustration parfaite. Elle a longtemps cherché avant de trouver des réponses.

Dans ces méandres de théories, il y a également celle de «  la grossesse qui guéri »t. Thèse mise en cause car selon cet article, «  il semble plus réaliste de considérer que la grossesse ne guérit pas l’endométriose mais l’améliore notablement ou préserve d’une dégradation de la situation offrant ainsi une période de rémission. »

Il existe donc plusieurs sortes d’endométriose : digestive, pulmonaire, vésicale, profonde. La dernière est la forme la plus grave. Elle touche la paroi des organes pelviens en profondeur.

Comme le myome, plusieurs traitements sont proposés : le traitement hormonal, le traitement chirurgical. Avant d’y arriver, un diagnostic est nécessaire. Il repose sur un examen gynécologique approfondi, une échographie dont le but est de déceler les endométriomes. Parfois, c’est une IRM (imagerie par résonance magnétique), une laparoscopie ou cœlioscopie qui consiste à examiner la cavité abdominale à l’aide d’un endoscope.

La laparoscopie présente deux avantages : l’identification formelle de l’endométriose et la possibilité d’éliminer les foyers d’endométriose au cours de l’exploration.

En France, grâce à l’acharnement d’une gynécologue, le Dr Chrysoula Zacharopoulou, cette maladie est sortie de l’ombre. il existe même une association « endofrance » qui agit pour faire connaitre la maladie. Yasmine Candau en est la présidente et Laêtitia Millot la marraine.

Qu’en est-il des femmes malades de la RDC?  Sont-elles diagnostiquées à temps? Quels sont les traitements auxquels elles sont soumises sur place en RDC?  Nous y reviendrons.

Rosymaque

 

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