Sarah KALUME, une star internationale aux pieds sur terre

De l’étudiante en économie passionnée de musique à la star internationale et valeur montante de la musique congolaise, Sarah KALUME est le reflet d’un parcours exceptionnel. Fille de son père et de sa mère, elle a su garder les pieds sur terre malgré la notoriété que lui a procuré sa victoire au concours Vodacom Superstar 2ème édition.

Issue d’une famille chrétienne, la « Queen », comme on l’appelle maintenant, se définit comme quelqu’un de simple, de gentille, d’humble, qui aime profiter de la vie avec sa famille et ses amis. Sarah KALUME est rigoureuse dans son travail. Comme tout le monde, il lui arrive de s’emporter par moment, mais ne se laissant jamais marcher sur les pieds.

Pour la petite histoire de sa candidature à Vodacom Superstar 2ème édition, Sarah KALUME nous a confié que sa famille lui a beaucoup soutenu et accompagné depuis Kolwezi où elle habitait en passant par Lubumbashi où se tenait le casting jusqu’à Kinshasa qui a vu son sacre de superstar. La jeune artiste a tout de même précisé que ce n’était pas sa première fois de participer à une compétition musicale. Elle pris part il y a quelques années, au « Trophée Makoma ». Cependant, pour elle, le sacre de Vodacom superstar était une prévision divine.

« Après avoir gagné Vodacom superstar, je suis devenue une artiste chanteuse professionnelle. Fort du renom acquis grâce à l’enregistrement du single “Switcher” avec AKON, je me suis lancée dans la carrière musicale », a déclaré Sarah KALUME.

Quant aux 50 mille dollars américains de la cagnotte de Vodacom superstar, l’artiste nous a confié qu’elle a fait plaisir à ses parents en leur offrant une maison. Elle s’est construite un flat hôtel à Kasumbalesa dans le Haut Katanga, avant de monter son label « Sarah KALUME » qui du reste, a produit son single solo intitulé « O o Sakana Nanga ».

En tant que femme musicienne, Sarah KALUME déplore la difficulté de trouver un producteur professionnel qui ne fait pas allusion au sexe dans la collaboration. Pour son premier opus « O o Sakana Nanga », l’artiste parle de l’infidélité des hommes à travers des saynètes à l’image des comédies françaises qui ont bercé son enfance. Faute de moyens financiers, Sarah KALUME s’est contentée des studios congolais qui sont certes moins équipés que ceux dans lesquels elle a travaillé avec AKON, mais elle a su faire du bon travail, grâce au souci du travail bien fait et sa volonté à mettre du sien dans tout ce qu’elle fait comme production.

Au regard de l’oisiveté des filles congolaises, Sarah KALUME les exhorte à garder leur dignité, d’avoir une forte personnalité, de chercher quoi faire de leurs mains, d’éviter la facilité et de ne pas être influencées par les vents de tout bord. Aux parents, elle a recommandé d’inculquer à leurs enfants les vraies valeurs, face aux hauts et bas de la vie.

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A propos de son inspiration, la jeune chanteuse a révélé à notre magazine qu’elle s’inspire des faits de la vie quotidienne. Elle aime observer et voir comment les gens perdent la tête, et souhaite ramener les gens à la raison à travers sa musique. C’est dans cette optique et en marge de la journée internationale de la femme, que Sarah KALUME prépare une chanson intitulée « Zala yo » à travers laquelle elle appelle la femme à demeurer soi-même face aux tendances du monde actuel, à la retenue et l’estime de soi.

Contrairement à l’image qu’elle envoie lorsqu’elle est sur scène, Sarah KALUME aspire à une vie de famille stable dans dix ans. Du point de vue artistique, elle se voit agrandir son label en vue de produire des jeunes artistes congolais et enfin avoir une grande carrière musicale.

Désireuse d’aider des jeunes artistes en difficulté comme c’était son cas, elle propose aux jeunes artistes de faire des « growvers », les poster sur internet dans l’espoir de trouver des producteurs. Enfin, elle exhorte les jeunes talents comme elle à travailler dur afin de prouver au monde ce qu’ils valent.

Ferha NTUMBA

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