Prise d’otages et tueries, le tourisme congolais mis à mal

Les faits ne datent que d’il y a une quelques jours. Deux touristes britanniques et leur chauffeur congolais ont été pris en otages par des rebelles dans le parc des Virunga. Bien auparavant, un gardien, puis une garde du parc, Rachel Makissa Baraka, ont été tués dans des circonstances similaires. Et pour cause, l’insécurité.

Mais la situation des touristes britanniques et leur chauffeur congolais a connu un dénouement heureux dimanche, a annoncé le Ministère britannique des Affaires étrangères et les responsables du parc national des Virunga.

Dans un communiqué du Ministre britannique des Affaires étrangères, Boris Johnson s’est dit ravi que les deux ressortissants britanniques  soient libérés, avant de rendre hommage aux autorités congolaises et à l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) pour leur soutien infatigable. Occasion pour Emmanuel de Mérode, Directeur belge du parc des Virunga, de rendre un hommage appuyé à la famille de Rachel Makissa Baraka, une garde du parc, tuée au moment de l’enlèvement des touristes vendredi 11 mai 2018.

Libérer les otages est une chose, mais renforcer la sécurité dans le parc en est une autre. Considéré comme un joyau naturel avec ses gorilles de montagne, ses chimpanzés et ses volcans, le parc national des Virunga est menacé par l’insécurité causée par les groupes armés nationaux et étrangers qui ont élu domicile dans le parc et font du braconnage leur survie quotidienne. Ils procèdent par des actes portant atteinte à l’environnement et à la biodiversité congolais.

En somme, ces tueries et prises d’otages relancent le débat sur l’insécurité grandissante au sein des aires protégées congolaises en particulier et dans la province du Nord-Kivu en général. Ce qui au finish, met à mal le tourisme de la République démocratique du Congo. Quel est ce touriste qui viendra mettre sa vie en danger quand il sait que l’insécurité bat son plein dans les aires protégées. C’est ici le lieu de renforcer la sécurité dans ces lieux et ainsi permettre à la RDC de s’ouvrir au monde grâce au tourisme devenu une industrie florissante dans d’autres pays du monde.

A en croire la direction du parc, au total huit éco-gardes du parc des Virunga sont décédés dans l’exercice de leurs fonctions depuis le début de l’année.

Ruben Mayoni

Please follow and like us:
0

?>