PDPC : les réalisations impactent sur le citoyen de l’arrière pays

Il n’a pas subi le découpage territorial comme la plupart des provinces de la RDC. Le Kongo Central, l’une des provinces riches du pays de Lumumba reste très attachée à sa vocation agricole, au-delà de toutes les potentialités dont il dispose. La production agricole de la province est variée. Problème majeur, l’évacuation et l’acheminement de cette production vers les centres de commercialisation, de transformation et de consommation, faute de routes de desserte agricole. Se rendre dans cette partie du territoire national en empruntant la route était hier un vrai parcours du combattant. Pour écouler leurs marchandises, les agriculteurs parcouraient plusieurs kilomètres à pieds, la marchandise sur la tête. Et si c’est une femme, de fois l’enfant au dos. Rare ceux qui avaient ne fut-ce qu’un vélo.

Grâce au Projet de Développement des Pôles de Croissance ouest (PDPC), l’ambition est d’accroitre les revenus des agriculteurs et créer de l’emploi. Pour y arriver, il faut accroitre la production en écoulant la marchandise. Mais comment écouler la marchandise si l’on ne parvient pas à l’acheminer vers les centres de commercialisation, de transformation et de consommation ?

C’est dans cette optique qu’il faut placer, parmi les réalisations de ce Projet financé par la banque mondiale, la réhabilitation de 542,249 km de routes de desserte agricole dans le Kongo central et la sélection de 18 entreprises et structures spécialisées pour exécuter les travaux. 22 axes routiers ont été visés, dont une dizaine a été réceptionnée provisoirement quelques mois plus tard. Avec cette réhabilitation, on sent l’avènement du développement dans cette partie du territoire national.

D’après les témoignages recueillis sur le lieu, il fallait plusieurs jours pour acheminer la marchandise vers le centre de commercialisation. Mais depuis la réhabilitation des routes, le trafic ne dure qu’un jour si pas quelque heures. Les produits agricoles ne pourrissent plus dans les champs ou les centres de production, contrairement à l’époque avant réhabilitation où les commerçants et les agriculteurs soldaient leurs marchandises de peur qu’elles pourrissent et du coup tout perdre.

Aujourd’hui, les choses ont changé. Ces mêmes agriculteurs commencent à négocier leurs produits à la hausse. Ces réhabilitations n’ont pas seulement impacté sur l’acheminement des produits agricoles sur le marché. Mais il faudrait le dire et bien souligner que tous les paysans ont trouvé leur compte. A en croire le responsable d’un centre de santé sur l’axe Lemfu-rivière N’sele, beaucoup de malades ont perdu leur vie en voulant atteindre le centre de santé très éloigné du lieu d’habitation. Même les femmes à terme d’une grossesse compliquée n’était pas épargnée. Elles étaient obligées de parcourir plusieurs kilomètres de route pour rejoindre le centre santé. Si elle n’arrive pas à marcher, on la portait sur le « tshipoy », une sorte de chaise transportée par les hommes et qui servait à l’époque coloniale de moyen de déplacement.

Beaucoup d’entre elles ont perdu leur bébé. Aujourd’hui cette situation a complètement changé. Avec les routes réhabilitées, le trafic a repris sur ces tronçons, les marchandises acheminées le même jour vers le centre de commercialisation, la production s’est accrue, et autres. Enfin, le village commence petit à petit à « humer » le développement. Ce, grâce au PDPC qui, en réhabilitant ces routes, a également donné de l’emploi à la population locale. Une contribution significative de ce Projet finance par la Banque mondiale et exécuté par la Cellule de suivi des Financement en faveur des Etats Fragiles (CFEF), sous la houlette du Coordonnateur Alain Lungungu.

Belinda idiakamba

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