MAMPU, la cité agricole

Situé à 25 km de Mbankana, dans la Commune urbano-rurale de Maluku, Mampu est à l’origine un projet d’agroforesterie initié par l’Union européenne et géré par les allemands. Un projet qui a pour objectif l’octroi aux fermiers congolais de 25 hectares à chacun, avec comme mission, de cultiver 2 hectares chaque année afin de permettre à la végétation de régénérer. Mampu est divisé en trois zones. D’abord le centre où s’exercent les principales activités commerciales à l’instar du centre de santé et l’école en terre battue y compris un petit marché ; ensuite le village Kizono où vivent le maximum de la population; enfin les concessions agricoles.

Cette cité agricole dépend de l’Union des Fermiers de Mampu (UFEM), une organisation non gouvernementale constituée des membres et d’un Comité élu pour un mandat de 3 ans. Cependant, les questions politico-administratives de la citée relèvent de la compétence de la commune de Maluku. On trouve à Mampu principalement des grandes étendues d’acacias, espèce choisie pour sa qualité à repousser la désertification des sols mais aussi pour sa qualité de fertilisant, grâce à sa forte teneur en azote, élément important dans la croissance des plantes.

Cette plante est aussi utilisée dans la fabrication de la braise, qui du reste, est l’activité génératrice la plus courante de revenus de cette cité. La principale culture effectuée dans les concessions est celle du manioc, même si on peut voir ça et là quelques cultures de maïs, y compris l’élevage du bétail et la fabrication des chikwanges. Les fermiers de Mampu se plaignent entre autre de la pénurie d’eau sur le plateau en général et dans leur citée en particulier, ajouté à cela les taxes qu’ils estiment exorbitantes sur les rendements de leurs récoltes.

Les femmes au centre des activités

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La femme, comme dans la plupart des travaux champêtres, est au centre de toutes les activités. On la voit dans la mise en terre des cultures, dans le sarclage et enfin à la récolte jusqu’au conditionnement du manioc et du maïs pour la vente. Souvent accompagnées d’un ou plusieurs jeunes enfants, les femmes travaillent dur et très souvent plus pour la survie du ménage que pour un salaire conséquent.

C’est le cas de Chimène SHITA : « nous ne gagnons pas grand chose, mais ce travail nous permet de nourrir nos enfants. Moi et mon mari travaillons dans ce champs depuis les semailles jusqu’à la récolte. Actuellement, nous sommes quatre équipes composées des femmes pour apprêter le manioc à la vente. Généralement, je commence par le ménage chez moi avant de venir au champs et le soir je rentre m’occuper des enfants », a-t-elle indiquée.

Pour alléger leurs tâches, ces femmes sollicitent l’aide des autorités compétentes pour l’octroi des tracteurs. Par ailleurs, d’autres femmes fermières sont regroupées au sein des associations et des coopératives pour avoir plus de rendement dans leurs activités.

Ferha NTUMBA

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