Lolita KAYA : pour une égalité de chance entre fille et garçon

Donner les mêmes chances aux garçons et filles afin que la méritocratie l’emporte. On peut bien mettre un pagne, célébrer la journée de la femme avec faste en organisant les conférences ou en participant à des colloques internationaux, on ne saura pas changer les mentalités. Les pesanteurs culturelles reçues depuis la petite enfance poussent la fille à se sentir inférieure au garçon.

De ce fait, le changement de mentalité et changement de perception doivent commencer dans la cellule de base, c’est-à-dire en famille, avant de se poursuivre dans les écoles où la jeune fille et le jeune garçon doivent être formés à travailler ensemble comme de partenaire, qu’ils sont pour un avenir meilleur. Seule, la femme ne peut pas faire avancer les choses, l’aide de l’homme lui est indispensable. Cependant, cette perception doit commencer dans la petite enfance afin qu’elle se consolide en grandissant.

Animatrice et productrice de l’émission « le panier» depuis 4 ans à la RTNC, Lolita KAYA a confié au magazine « Florilège » qu’elle travaille à la Télévision nationale grâce à un concours de circonstance. Après avoir suivi une formation en production audiovisuelle, elle sera invitée comme réalisatrice d’émission à la RTNC, puis passer un casting pour devenir speakerine avant d’animer tour à tour Hit parade et Bon weekend.

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Les femmes des médias sont des personnes ouvertes et qui arrivent à s’épanouir, le journalisme menant à tous. Car le journalisme ouvre beaucoup d’opportunités et il peut constituer un avantage. Lolita KAYA a noté que les femmes sont victimes de harcèlement, mais il y a question de savoir ce que l’on veut et à quoi l’on veut aboutir pour une femme des médias.

Il y a des femmes qui se distinguent à travers leur expérience. Par ailleurs, elle déplore le fait que les jeunes femmes et les jeunes filles qui se lancent dans les médias préfèrent la facilité. Quand on a échoué dans d’autres domaines, la femme se dit qu’il faut terminer sa course en journalisme, comme si c’était facile. D’où la féminisation même des médias congolais. Certaines pensent que passer deux mois de formation en journalisme suffit. Ce n’est pas sérieux, car ils salissent le métier de journaliste, même si être journaliste n’est pas seulement passer à l’université. Pour elle, il faut plus qu’un beau visage et un diplôme de l’IFASIC pour être journaliste. Il faut donc en plus avoir des prérequis.

Abordant l’aspect de la liberté de la presse en RDC, Lolita KAYA a indiqué que « la situation est un peu confuse. On a reculé sur certains points, on a reculé sur d’autres », a elle-t-elle souligné. Quant à l’échiquier politique congolais, « la femme occupe le bas de l’échelle, parce que les postes de commandement ou de décision lui échappent encore », a noté Lolita KAYA. Cette situation est liée à plusieurs facteurs. Il n’y a pas à être suiviste quant à ce qui se dit au niveau international, par exemple avec le thème : 50-50. Les situations ne sont pas identiques partout.

La jeune fille n’est pas encore consciente de ce qu’elle doit faire. Toutefois, elle doit savoir vivre ensemble avec le garçon. Elle doit cependant prendre toutes les précautions pour qu’elle ne soit pas en marge de l’évolution, ensemble avec le garçon.

Lolita KAYA a des ambitions, même politiques. Elle pourra u jour se verser en politique. Mais elle milite pour l’éducation de la jeune fille, et ce, ensemble avec le garçon, car ils sont partenaires, tous deux. Les barrières

Ferha NTUMBA

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