Le miel, un produit plus que recommandé pour une meilleure oxygénation des tissus humains

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Dotée d’une diversité florale remarquable, la République Démocratique du Congo (RDC) est une terre de prédilection pour l’apiculture. Celle-ci étant l’élevage des abeilles à des fins économiques et commerciales. A en croire Axel LESSA, Ingénieur agronome, l’apiculture est une activité très lucrative qui exige le respect d’un certain nombre de normes à savoir, une bonne formation sur l’apiculture et la maîtrise des règles de gestion. Dans une interview qu’il a accordé à Florilège Magazine, Axel LESSA donne les vertus de ce produit parfois négligé par l’homme, et la culture des abeilles considérée comme une activité hors du commun.

Florilège Magazine (FM) : En dehors d’être une activité lucrative, quelle est la valeur ajoutée de l’apiculture ?

Axel LESSA (AL): L’apiculture lutte contre le réchauffement climatique et contribue à la protection de l’environnement. C’est dans ce sens que pour le bon rendement, les apiculteurs ont besoin d’une grande variété de plantes. D’où ils protègent les arbres de la déforestation et du déboisement car ils connaissent l’importance des plantes.

FM : Quels sont les autres produits issus de l’apiculture en dehors du miel ?

AL : Même si le produit le plus connu de cette apiculture est le miel, on peut citer le gelé royal, la propolic qui rentre dans la fabrication des produits pharmaceutiques, la cire utilisée dans la fabrication des bougies, des pommades, le pain et le grain de pollen utilisés dans les cosmétiques.

FM : Parlez-nous du processus de la récolte du miel

AL : Il faut d’abord être apiculteur pour savoir à quel moment il y a du miel dans la ruche, à quelle période, quelle saison. Il faut savoir s’y prendre pour récolter le miel dans la ruche, avoir une tenue appropriée avec un certain nombre de matériels à savoir un enfui noir (pour faire fuir les abeilles), un casque et une tenue appropriée pour se protéger contre les piqures des abeilles, un seau, de l’eau et une brosse.

FM : En quoi diffère l’extraction dite semi-professionnelle que vous faites et celle qui est faite de manière « sauvage » ?

AL : Les techniciens de récolte se diffèrent. Nous prenons soin de ne prendre du gâteau où loge le miel que le miel, prendre les déchets et la cire qui sont impropres à la consommation.

FM : Quelles sont les caractéristiques d’un bon miel ?

AL : Un bon miel doit être propre, pas d’écumes (mousses blanches), pas d’odeur de fumée.

FM : Qu’en est-il de la distribution ?

AL : La distribution demeure la bête noire des apiculteurs. Car, à ce jour, il n’y a pas un engouement pour l’achat de miel, du fait des habitudes alimentaires, car pour la plupart, le miel est un produit sauvage qu’on consomme occasionnellement. Et même ici dans la capitale, les gens ont une connaissance erronée du miel. A cela s’ajoute le problème de transport, du lieu de production vers les potentiels clients.

FM : Est-il vrai que le miel neutralise le poison dans le corps ?

AL : Personnellement, je ne sais pas certifier cette thèse. Mais s’agissant des propriétés médicinales du miel, outre ses usages thérapeutiques, l’une de ses principales valeurs, reste sa propriété antiseptique et antibactérienne. Le miel a donc beaucoup de vertus reconnues bénéfiques pour la santé. Certaines de ses caractéristiques lui confèrent un pouvoir antibactérien important. Sa viscosité par exemple limite la dissolution de l’oxygène assurant ainsi une meilleure oxygénation dans les tissus, d’une part. D’autre part, sa faible concentration en protéines empêche les bactéries de croître correctement. Le miel est recommandé aux diabétiques, car il semble être un excellent produit pour participer au traitement du diabète.

Plusieurs études ont démontré que quand les gens s’aliment en miel, leur taux de glycémie est beaucoup plus stable, voire bas. Enfin, le miel a aussi une action sur les lipides, le cholestérol, et sur certains enzymes hépatiques sur le pancréas. Il est donc préférable de sucrer nos aliments avec le miel plutôt qu’avec du sucre industriel, car dans ce dernier on trouve du fructose qui a un fort pouvoir sucrant et qui entraine des problèmes digestifs.

FM : Existe-t-il différents types d’abeilles ?

AL : Il existe différentes sortes d’abeilles pour l’apiculture : l’apis milletera, aethina tumida, anacardier… Sous d’autres cieux, en France par exemple, l’apiculture est un secteur de l’agriculture qui concerne l’élevage et la protection des abeilles. Cette activité apicole concoure à la pollinisation et à la production du miel.

FM : Que pensez-vous de l’apiculture dans notre pays ?

AL : C’est une activité agricole qui a de l’avenir dans un pays comme le nôtre qui renferme un environnement favorable pouvant permettre une apiculture vouée à l’exportation du miel.

FM : Vous-même, apiculteur par passion ou par défaut ? Et que dites-vous à ceux qui hésitent de se lancer dans l’apiculture ?

AL : Au départ, par curiosité après une formation que j’avais reçu sur l’apiculture en Egypte. Ensuite, j’ai fini par beaucoup apprécier cette activité qui ne demande pas beaucoup de fonds pour commencer, mais un retour très bénéfique. Je pense que les gens peuvent bien se lancer dans cette activité, mais ils doivent suivre une formation adéquate pour faire les choses correctement et éviter les dégâts envers soi-même et les autres.

Propos recueillis par Ferha NTUMBA K.

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