Le FFGRN pour l’épanouissement des femmes vivant aux environs des zones extractives

Créé au mois de mai 2016 à l’issue de la troisième édition de la formation des femmes des médias sur les ressources naturelles en RDC, le Forum des Femmes pour la Gouvernance des Ressources Naturelles (FFGRN) a finalement été présenté ce mardi 9 mai 2017 au jardin de Osisa au quartier Socimat devant plusieurs invités ainsi que quelques membres de ce réseau.

Trois temps forts ont marqué la cérémonie. D’abord les allocutions, avec celle du Directeur pays de Open society Initiative for Southern Africa. Nick Elebe a rappelé que Osisa a commencé à œuvrer en RDC vers les années 2006 et 2007 en ayant comme premier focus les ressources naturelles à travers le projet Southern Africa Ressources Watch, SARW en sigle. Il était question de promouvoir la bonne gouvernance, la transparence et la participation des congolais dans la Gouvernance des Ressources Naturelles. Pour lui, un grand travail a été réalisé, avant de soutenir que son organisation a véritablement contribué dans cette démarche. Ce, à travers différentes recherches dont celle sur le chemin de l’or, recherche ayant permis à Osisa d’aller auprès des communautés afin d’évaluer l’impact de la gestion de ces ressources dans la vie des populations. D’où le constat, à en croire Nick Elebe, que la femme était absente et sans voix au chapitre dans cette gestion alors qu’elle peut jouer un rôle important et de surcroît avoir plus de capacité de se mouvoir dans ce secteur. Pour y remédier, Osisa a opté pour la formation des femmes à travers une série de 3 sessions spécifiques pour mieux comprendre le secteur. La mise sur pied de cette plate-forme, selon le directeur pays de Osisa devrait permettre aux femmes d’interagir, de développer des initiatives, des projets et programmes et de surcroît de constituer cette voix qui a tant manqué dans ce secteur.

Enfin, Nick Elebe a déclaré que cette plate-forme qui a été présenté officiellement en même temps que son site web www.ffgrn.org représente un investissement, un apport dans ce secteur et une fierté. Ceci, en invitant d’autres partenaires intéressés par la question à emboiter le pas à Osisa pour atteindre ses objectifs.

L’autre discours est celui de Me Georges Bokundo Mukuli, le numéro 1 du programme SARW qui a relevé que ce projet est la conjugaison de plusieurs efforts notamment des programmes genre avec Angelique Cindy Mutombo, et justice économique avec Euphrasie Amina.

Il a, à cette occasion, rappelé les péripéties qui ont conduit à la mise en place du Forum des Femmes pour la Gouvernance des Ressources Naturelles à l’issue de la 3ème édition de la formation des femmes sur les ressources naturelles. Georges Bokundu a reconnu que le projet a été implémenté par Promines, voulu plus global par SARW, embrassant notamment les secteurs des hydrocarbures et forêts au-delà des mines. Georges Bokundu s’est dit fier de ce pas accompli avant de souligner que Osisa a fait sa part d’emmener ces femmes dans le plaidoyer pour une gestion rationnelle des ressources naturelles. Le plus important restant à faire, d’où l’engagement pour relever tous ces défis. En réalité, les ressources naturelles appartiennent à tous les congolais et leur bonne gestion doit être l’affaire de tous, y compris des femmes.

La dernière à prendre la parole, la Coordonnatrice du forum qui a fait le déplacement de Lubumbashi pour participer à ce cocktail voulu convivial par les organisateurs.

La princesse Dominique Munongo a donné la vision du forum, celle d’un Congo où la gestion transparente du secteur extractif contribue au développement durable des Congolais. Elle a signifié que le FFGRN vise à constituer un noyau des femmes qui luttent pour la gouvernance dans la gestion des ressources naturelles et la prise en compte des questions sexo-spécifiques dans les politiques publiques.

Impliquer les femmes dans la formulation, la mise en œuvre et le monitoring des politiques publiques dans le secteur extractif, assurer le renforcement des capacités des femmes et l’éducation populaire sur les impacts de l’extractivisme, favoriser les échanges de bonnes pratiques en matière de plaidoyer sur la bonne gouvernance des ressources naturelles, contribuer à l’autonomisation des femmes travaillant dans les zones affectées par les activités extractives. Autant d’objectifs que s’est fixé cette jeune organisation. A cela il faut ajouter la consolidation des actions des organisations de la société civile en faveur des communautés affectées par les activités extractives, la promotion des réformes institutionnelles pour plus de transparence dans le secteur extractif et enfin la promotion d’outils innovants pour le plaidoyer et le contrôle citoyen de l’action publique dans le secteur extractif.

Le clou de la manifestation aura été la présentation du site internet du forum par son concepteur le web designer Ezbora Lubamba, suivi de la remise des brevets de participation aux 3 femmes ayant suivi la formation organisée à leur intention sur la gestion d’un site web, dont la mise à jour sera assurée par Me Pero Gabrielle, secrétaire permanente, Rosette Mamba, vice-coordonnatrice et Dorcas Nsomwe, chargée des relations publiques du FFGRN. Des séances de photos de famille et autres retrouvailles ont immortalisé cette soirée.

Rosymaque

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