Journée mondiale de lutte contre le paludisme : baisse de taux de mortalité de 31 % entre 2010 et 2015

C’est une maladie qui tue plus que le Sida. Le paludisme, selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), continue de faire plus de 400.000 morts par an à travers le monde. En 2015, le paludisme était responsable de 429.000 décès dans le monde et on dénombrait 212 millions de nouveaux cas. Un enfant mourait du paludisme toute les deux minutes. Aujourd’hui, des efforts considérables ont été fournis bien que le paludisme demeure une grave menace pour la santé publique.

Thème choisi au plan international cette année 2017 : « en finir pour de bon avec le paludisme ». A en le Dr Bakary SAMBOU, Responsable de l’Unité paludisme au bureau de l’OMS, cette journée s’inscrit dans la démarche visant à l’élimination du paludisme à l’horizon 2030, avant d’ajouter que ce thème incite à investir davantage des moyens dans la lutte contre le paludisme en faveur des personnes vulnérables. En RDC, le paludisme reste en tête des causes de consultation, d’hospitalisation et de décès. Au mois trois familles sont endeuillées à cause du paludisme, a renchéri le Dr SAMBOU.

En RDC, cette journée a été célébrée sous le thème : « zéro cas de malaria dans le ménage », afin d’inviter chaque chef de ménage à s’engager résolument dans l’appropriation des stratégies de lutte. Pendant ce temps, le pays finalise actuellement un nouveau plan stratégique 2016-2020 dont l’objectif général est de réduire de 40% par rapport à 2015, le taux de morbidité et de mortalité lié au paludisme.

Selon le Rapport de l’OMS sur le paludisme dans le monde de 2016, le nombre de cas de paludisme a baissé de 21% à l’échelle mondiale entre 2010 et 2015 et celui des décès de 29% sur la même période de 5 ans. En Afrique subsaharienne, l’incidence du paludisme et le taux de mortalité ont baissé de 21% et de 31%, respectivement. Mais l’OMS compte éradiquer cette maladie. A l’occasion de la journée mondiale de lutte contre cette maladie commémorée le 25 avril de chaque année, l’OMS oriente les pays vers la prévention et ainsi sauver des vies.

Selon cette orgnisation mondiale de la santé, en Afrique subsaharienne, région qui supporte 90% de la charge mondiale du paludisme, plus de 663 millions de cas ont été évités depuis 2001. Ce, grâce à un ensemble d’approches de prévention recommandées par l’OMS notamment l’utilisation de moustiquaires imprégnées d’insecticide, la pulvérisation d’insecticide à l’intérieur des habitations et les traitements préventifs pour les groupes les plus vulnérables, à savoir les femmes enceintes, les enfants de moins de cinq ans et les nourrissons.

Les outils recommandés par l’OMS ont permis de faire des progrès mesurables dans la lutte contre le paludisme, a déclaré le Dr Margaret Chan, Directeur général de l’OMS, avant d’ajouter : nous devons toutefois donner une plus forte impulsion à la prévention, en particulier en Afrique, le continent qui supporte la charge la plus élevée de la maladie.

A en croire le Dr Jean-Marie Bolika, Point focal RDC du réseau Sida/Afrique, le paludisme est un fardeau socio-économique pour le pays, car l’on perd 5 journées de travail à chaque période et 60% des récoltes sont perdus lors des épidémies. Le paludisme aggrave la pauvreté, car il fait baisser la productivité et détériore la stabilité.

Belinda Idiakamba

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