Journée d’échange à la Pépinière : La protection de l’enfant au cœur des discussions

Mettre en place une politique et un programme de protection de l’enfant et de l’adulte vulnérables, tel est l’objectif que s’est assigné l’organisation non gouvernementale de droit Anglais « la Pépinière » en organisant, vendredi 23 Juin 2017 à Kinshasa dans la commune de la Gombe, une journée d’échanges sur la problématique de la protection de l’enfant. Cette activité qui rentre dans le cadre de la sensibilisation sur la protection de l’enfant et la prévention des violations de ses droits a été initiée en marge de la célébration de la journée de l’enfant Africain. Tous les orateurs ont abordé dans le même sens en ce qui concerne la définition du concept « enfant », à savoir toute personne âgée de moins de 18 ans.

Pour ce qui est de l’enfant en situation difficile, il est tout enfant qui ne jouit pas de ses droits fondamentaux et qui n’a pas accès aux services sociaux de base comme les soins médicaux, le logement, l’alimentation et l’éducation.

Floribert Kabeya, l’un des orateurs, se basant sur un document intitulé « keeping children » a parlé des normes en la matière justement pour promouvoir les bonnes pratiques en faveur de la protection de l’enfant. Il a aussi déclaré que selon les principes généraux, tous les enfants peu importe leurs couleurs noires, blanches ou albinos sont égaux et méritent tous la protection de la société. Laquelle a la responsabilité d’assurer cette protection à l’enfant.

Pour sa part, le représentant de « Save the Children » a établi la différence entre deux notions qui prêtent souvent à confusion, en l’occurrence la protection et la sauvegarde de l’enfant. Selon lui, la protection est un concept qui concerne tous les enfants sans exception alors que la sauvegarde se limite aux enfants avec qui on est dans le monde du travail. La protection de l’enfant sous-entend l’existence des instances qui la garantissent au regard de la vulnérabilité de cet être. D’où l’existence des tribunaux pour enfant.

Dans la ville de Kinshasa, il en existe à Kinkole dans l’enceinte du tribunal de N’djili, celui de Matete situé dans les installations de la maison communale de Limete, le tribunal pour enfant de Kalamu installé dans la maison communale du même nom et enfin le tribunal pour enfants de Ngaliema qui est situé dans la maison communale de Kinshasa.

L’autre intervenante, Mme Lorraine Nzakimwena, magistrat militaire qui a parlé de la politique de défense de l’enfant, a relevé quelques cas d’abus ainsi que les sanctions y afférentes à l’encontre des personnes qui violent les droits des enfants. La journée d’échange s’est clôturée par le jeu de questions-réponses à la grande satisfaction des participants visiblement emballés par cette question toujours d’actualité.

Rosymaque

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