« Hommes et femmes au même pied d’égalité dans la compétition », dixit Christian BOSEMBE.

Né d’un père Mongo et d’une mère Nord-kivusiène, Christian BOSEMBE est un jeune homme intelligent, patient et doté d’une humilité remarquable. Avocat de formation, écrivain, serviteur de Dieu et présentateur des émissions, ce jeune talentueux est passionné de la radio et du journalisme depuis sa petite enfance.

Approché par Florilège Magazine, Christian BOSEMBE nous a raconté qu’il commencé à vivre sa passion dans son Mbandaka natal, alors qu’il était encore élève finaliste. Là, il a évolué d’abord comme preneur de son, avant d’être poussé à la présentation à la radio Ekanga puis à la radio Liberté. Arrivé à Kinshasa pour des études universitaires à la Faculté de Droit de l’Université de Kinshasa (UNIKIN), Christian va combiner sa vie estudiantine avec son appel pour le journalisme.

Il trouve une place à AFRIKA TV où il va prester pendant cinq ans avant d’être remercié pour ses principes souvent mal compris. Mis à la porte et ayant fini ses études de droit comme voulu par son père qui exerce la même profession, le désormais juriste va frapper à la porte du Groupe l’Avenir. Malgré ses quelques années d’expérience dans les médias, BOSEMBE va accepter de débuter comme stagiaire à la RTG@ où il a évolué jusqu’aujourd’hui. Remarqué par ses supérieurs et son employeur pour la pertinence de son travail, il va gravir les échelons d’abord en tant que présentateur du journal à la télé et à la radio. Plus tard, il sera nommé chef de Département Radio.

A seulement 29 ans, Christian BOSEMBE est cadre de cette prestigieuse chaine de télévision de la capitale. Fervent défenseur de la gente féminine comme il l’avait juré sur la mémoire de sa mère qu’il n’avait pas connu, il estime que les femmes ne sont pas responsables du malheur congolais car dit-il, la femme n’a jamais dirigé ce pays, d’où l’état actuel des choses dans notre pays. Pour le chef de la Radio à la RTG@, la femme doit privilégier ses capacités intellectuelles au détriment de sa féminité. D’après lui, les hommes et les femmes doivent entrer en compétition sur un même pied d’égalité.

Les médias congolais en perte de vision et la génération future en perte de repère

A en croire Christian BOSEMBE, nos médias imitent les médias européens alors que nos réalités socioculturelles diffèrent de leurs. D’après Christian, nous devons nous adapter aux problèmes de notre pays afin de fournir aux publics congolais des programmes qui reflètent leurs réalités. BOSEMBE déplore par ailleurs le fait que les médias sont réduits à l’accompagnement des acteurs politiques et religieux et cela pour deux raisons : évincer leurs adversaires politiques et assurer leurs propagandes.

Christian BOSEMBE dénonce également l’autocensure et le conformisme dans les entreprises de presse. Face à un monde médiatique instrumentalisé, les futurs journalistes sont perdus, ne sachant à qui se référer. Sortis des écoles de journalisme, ils ne s’informent pas, ne lisent pas, ne se cultivent pas non plus. Ils cherchent plutôt des prétextes pour être médiocres. Pour cet adepte de la méritocratie, il faut refaire la pensée nationale, redéfinir l’éducation nationale et la famille, cellule de base de la société afin d’y véhiculer les vraies valeurs aux enfants.

Pour ce jeune homme attaché aux valeurs, il ne faut pas confondre la liberté de la presse à la diffamation. Serviteur et engagé dans l’œuvre du Christ, Christian BOSEMBE pense que la RDC a besoin d’un message qui libère, qui n’opprime pas, qui transforme des vies et qui affranchit des besoins matériels. C’est dans cette optique qu’il a créé une école de la sagesse et de la conscience, qui a pour objectif d’éveiller la conscience de la jeunesse, car il se considère comme « esclave de l’éveil »

Ferha NTUMBA

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