Expiration de l’accord de Cotonou : REPONGAC affûte déjà ses armes.

Pendant deux jours, soit du 11 au 12 octobre 2017 à l’hôtel Venus de Kinshasa, les participants à l’atelier national sur le renforcement des réseaux des parlementaires et de la société civile d’Afrique centrale se sont appesanti sur les enjeux du commerce, des accords de partenariat économique et sur l’avenir de l’accord de Cotonou qui expire en 2020. Faudrait–il arrêter ou non avec cet accord ? S’il faut continuer, sous quelle forme ?

Ces questions ont fait l’objet des discussions intenses au cours de cet atelier dont une des parties prenantes en l’occurrence les parlementaires ont brillé par leur absence. C’est ainsi qu’à l’issue des travaux, il a été recommandé d’aller vers les parlementaires pour partager avec eux les différentes propositions. Il y a donc nécessité, à en croire le coordonnateur régional du REPONGAC, Robert MABALA KASONGO, que la société civile qui est à proximité du peuple, collabore avec les représentants du peuple que sont les députés et sénateurs.

Organisé conjointement par le réseau des plates formes nationales des ONG de l’Afrique Centrale, REPONGAC et la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique centrale, (CEMAC), cet atelier est l’une des activités du projet de renforcement des réseaux des parlementaires et de la société civile d’Afrique Centrale aux enjeux du commerce et APE. Ce projet du REPONGAC est initié et réalisé dans le cadre du processus de mise en œuvre du programme d’appui au commerce et à l’intégration économique (PACIE).l’objectif globale poursuivi par ce projet est la mobilisation des acteurs de la société et les parlementaires des pays d’Afrique centrale dans une dynamique de renforcement du contrôle démocratique des processus des accords UE (union Européenne)-ACP(Afrique-caraïbe-pacifique) et d’intégration régionale. Ce projet couvre 7 pays de la région de l’Afrique centrale. Il s’agit de la RDC, la République du Congo, le Cameroun, le Gabon, la RCA, le SAO TOME PRINCIPE et le TCHAD.

Pour le président du conseil d’administration du REPONGAC, le docteur Davy Iréné LOUVOUEZO, selon la conception de ce projet, il est prévu des ateliers nationaux dans tous les sept pays. Ils vont poursuivre trois objectifs spécifiques à savoir informer et former les acteurs de la société civile et les réseaux parlementaires sur les problématiques de l’intégration régionale et sur les différents enjeux commerciaux ; faciliter la mise en place des stratégies d’actions coordonnées de participation démocratique des acteurs de la société civile et des réseaux parlementaires au développement économique d’Afrique centrale  et enfin faciliter la prise de position commune des réseaux parlementaires et de la société civile d’Afrique centrale rapport à l’avenir de l’accord de Cotonou et sur le rôle de la société civile et des réseaux des parlementaires dans le partenariat UE-ACP.

Trois faits ont été à la base de cette initiative. D’abord, la région de l’Afrique centrale accuse un retard dans le processus d’intégration régionale par rapport aux autres régions du continent africain. Ce, dans tous les domaines. Ensuite, l’accord de Cotonou expire en 2020 et les négociations de la suite vont débuter en 2018. Entre temps, l’Afrique centrale n’a pas signé l’APE, accord de partenariat économique avec l’union Européenne. Seul le Cameroun a signé un accord intermédiaire.

Enfin, le REPONGAC veut tirer la sonnette d’alarme car, prévient-il, en agissant maintenant il y a lieu d’espérer influencer les négociations à venir avant qu’il ne soit trop tard.

Pour le REPONGAC, il est donc urgent que les organisations de la société civile coopère étroitement avec les parlementaires pour amener les gouvernements des pays concernés à agir vite et bien pour l’intérêt des populations de la région d’Afrique centrale tant dans le cadre des mécanismes de l’intégration régionale que dans ceux du commerce nord-sud.

Belinda idiakamba.

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