Corneille Nangaa dévoile timidement son chronogramme

C’est ce jeudi 28 juin que s’est clôturé l’atelier de formation et de sensibilisation des professionnels des médias placé sous le thème : « Médias et élections en RDC ». Un atelier voulu de partage d’expériences qui a eu l’honneur de recevoir comme premier intervenant le Président de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) Corneille Nangaa. Celui-ci face aux journalistes visiblement déterminés à lui tirer le ver du nez a dû céder à la pression.

Selon lui, son institution a bel et bien un chronogramme qui programme la présidentielle au 29 novembre 2018. Un calendrier purement technique qui n’a rien à voir avec celui des hommes politiques. Cependant, pour y arriver il faut passer par plusieurs autres étapes notamment l’enrôlement des électeurs en cours dont la fin pourra intervenir en juillet 2017, le vote de la loi électorale, la commande du matériel électoral, son déploiement sur l’ensemble du pays.

Ces étapes seront suivies du recrutement, de la formation et du déploiement des agents électoraux, le vote et le dépouillement, le ramassage et l’agrégation des résultats avant la publication des résultats provisoires qui laissera place à la gestion des contentieux électoraux.

Toutefois, avant cette confrontation, officiels et chevaliers de la plume et du micro ont assisté au lancement solennel de cet atelier organisé avec l’appui des partenaires techniques et financiers à travers le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). C’est d’ailleurs cet organisme qui a équipé en matériels appropriés et de dernière génération, le centre d’informations électorales (CIEL) en le dotant d’une expertise nationale et internationale. Le CIEL est, en effet, le fruit concret de ce partenariat entre la CENI et le PNUD dans le cadre du projet d’appui au cycle électoral.

Le président de la CENI a personnellement ouvert ces travaux en annonçant que le nombre d’enrôlés a franchi le cap de 73 pourcent soit 30 millions à ce jour.

Il a indiqué que la contribution des médias est attendue pour garantir à la population l’accès à l’information, surtout en cette période particulièrement sensible. Cet atelier fait suite, à en croire Corneille Nangaa, aux leçons tirées des processus passés, des leçons qui ont également permis à la Ceni de mettre en place ce cadre de concertation qu’est le centre d’informations électorales. Il a promis à la régularité de ces genres de rencontres.

Désiré Baere, le consultant PNUD, a dévoilé les objectifs de l’atelier qui se résument en la gestion de l’information électorale dans un contexte de crise.

Le Ministre de la communication et médias, Lambert Mende, a épinglé le rôle crucial des médias dans la réussite d’un processus électoral crédible. Voilà pourquoi il a invité les professionnels des médias à rendre le service que la nation attend d’eux, celui d’informer et de former le public. D’où la nécessité d’éviter le piège de la substitution aux acteurs politiques outillés pour faire leur propre campagne.

Selon Mende Omalanga, porte-parole du gouvernement, les journalistes ne doivent pas non plus se substituer à l’administration électorale, la Ceni. En effet, l’organisation du processus électoral requiert une certaine expertise et le respect des paramètres que seuls maîtrisent les agents électoraux. Les journalistes ne doivent que faire leur travail. Notons que la même formation aura lieu dans d’autres provinces du pays.

Rosymaque

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